(L’Economiste Subsaharien)- Yeri Crisps est une marque de chips à base de patate douce et de pomme de terre. Produites au Burkina Faso sous 03 formats: 50g, 100g et 200g, ces chips ont pour promotrice Luz Yéri HIEN.

Pouvez-vous vous présenter (nom, prénom, cursus)?

Je suis Luz Yéri HIEN, 23 ans, je suis en année de master communication à Ouagadougou (Burkina Faso).

Quel est le nom de votre entreprise ?

L’entreprise c’est Yeri Crisps. Yéri est mon nom lobiri qui signifie première fille et crisps signifie chips en anglais.

Quels services proposez-vous exactement?

Nous produisons des chips de patate et de pomme de terre. La matière première est principalement locale.

Comment vous est venue l’idée de mettre en place un tel projet au Burkina Faso ?

Ma maman produit des chips de patate depuis longtemps mais pour les petites boutiques et en petits sachets. Ses chips sont appréciées parce que très croustillantes.

J’ai vu qu’on pouvait faire mieux en apportant quelques innovations. En plus le besoin est assez présent.
L’autre raison, c’est le peu de valorisation de nos matières premières. Nous produisons des tonnes de patate et de pomme de terre chaque année mais très peu sont transformés.
Nos super marchés sont remplis de chips d’ailleurs. Il existe de plus en plus de gens qui ont envie de consommer burkinabè. Nous avons également créé Yeri Crisps pour répondre à ce besoin.

Quelles sont les difficultés auxquelles vous faites face ?

La première difficulté, c’est trouver des débouchés pour facilement écouler. Actuellement nous sommes à une dizaine de supermarché où l’on peut trouver nos chips mais on aimerait accroître ce nombre. Le problème c’est que parfois les promoteurs de ces surfaces refusent sans donner de raison.

Nos prix sont assez compétitifs sur le rapport quantité-coût et aussi qualité par rapport aux autres qui existent sur le marché, notre emballage a été bien pensé et nos chips sont naturelles, sans additifs ni colorants, ni conservateurs. Nous sommes allés par exemple proposer nos chips à une grande surface bien connue au burkina, la gérante nous a dit ceci sans avoir vu nos produits  » il y quelqu’un qui nous livre déjà des chips , on ne peut plus prendre d’autres », nous sommes donc reparti un peu amère avec pleins de questions.

Pour nous la diversité de l’offre doit être de mise et au client de faire son choix. Il y a d’autres qui disent que c’est bien mais ils disent « on va voir et vous rappeler », et ils ne rappellent pas.

Le deuxième problème c’est la cherté de l’emballage et de l’huile que nous utilisons, notamment l’huile de tournesol. Si c’est deux éléments sont maîtrisés, on pourra encore être plus compétitifs. L’autre gros problème c’est l’absence de pomme de terre locale toute l’année.
Nous sommes donc obligés de composer avec la pomme de terre importée.

Comment voyez vous votre entreprise dans cinq (05) ans ?

Dans 5 ans, nous aimerions être présents dans l’ensemble du pays et être bien connus des burkinabè.
C’est le défis et nous y travaillons.

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