Konseimbo Chris Florian est un incubé de la deuxième promotion de l’incubateur « Kufanya – Incubateur pour entrepreneurs migrants » . Dans cet entretien, le jeune Konseimbo passionné d’art et de cultures graphiques nous présente son projet « KAZI » qui prône révolutionner l’art vestimentaire du continent.

Q1 : Pourriez vous nous parler de vous ?

Je suis Konseimbo Chris Florian, de nationalité Burkinabé et élève ingénieur en Agro-économie.
Je dois dire que j’ai toujours été un passionné d’art et de culture, c’est cette passion qui m’a donné envie de valoriser de manière innovante l’art et les cultures graphiques d’Afrique de l’Ouest. J’ai d’abord fait mon primaire à l’école « les grâces », j’ai eu mon baccalauréat au Burkina Faso et j’ai par la suite eu l’opportunité d’étudier en TUNISIE à l’école supérieure d’agriculture de Mograne après un parcours en école préparatoire d’ingénieur.

Q2 : Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à créer ce projet en Tunisie ?

Arrivé en Tunisie, je dois dire que j’ai été beaucoup fasciné par la valorisation de la culture locale et ses mœurs.
J’ai alors cherché à en apprendre plus sur ma propre culture, notre histoire et celle d’autres pays africains.
Ayant trouvé des similitudes dans certains motifs tunisiens et subsahariens, j’ai décidé de lancer une collection de vêtements possédant des graphes tribaux et ethniques Africains appelé « KAZI ».

Cela dans le but de joindre la conservation du patrimoine culturelle et la consommation de masse.

Q3 : Que proposez-vous comme service ou produit ?

KAZI qui signifie « TRAVAIL », c’est une marque de vêtements streetwear et sportwear qui s’inspire principalement de la culture, l’identité, l’histoire et la philosophie africaine en général, et utilise des matières fluo-réfléchissantes afin de créer des vêtements, non seulement qui aient un sens, une émotion, une culture, mais aussi qui améliorent la visibilité des usagers de la route. À travers nos créations, vous pourrez voyager au travers de l’histoire africaine, découvrir ses traditions, voir ce que nos ancêtres ont vus, ressentir ce qu’ils ont ressentis.

Q4 : En quoi l’incubation au sein de kufanya vous a-t-il été utile

L’incubation au sein de kufanya m’a permise non seulement de mieux structurer mon projet, d’avoir de nouvelles stratégies pour son développement, d’acquérir certaines qualités nécessaires pour la bonne marche de mon activité. J’ai aussi eu l’opportunité de gagner en visibilité et en montée de compétence dans la gestion de mon projet.

Le plus a aussi été l’opportunité de découvrir une famille(réseau) d’entrepreneurs motivés comme moi, et qui ont aussi cette envie de relever les différents défis en Tunisie et en Afrique.

Q6 : Quelles sont les challenges dont vous faites face au quotidien ?

Aujourd’hui, mes principales difficultés sont des difficultés d’accès à des moyens financiers qui me permettraient de mieux développer mon activité d’une part, et d’autres part d’avoir un réseau qui me permettrait de promouvoir ma marque de vêtements dans le monde.

Q7 : Comment voyez-vous votre projet dans 3 ans ?

Dans les 3 prochaines années, je me vois tenir une marque avec une identité culturelle forte, qui puisse réunir et relancer l’attrait des jeunes pour leur culture ancestrale ; enfin, je ferai tout pour réussir à ouvrir une Boutique en Tunisie et peux être ailleurs aussi.

Bonus : comment avez-vous tenu le cap pendant la période de la pandémie du Covid19 ?

Pendant la pandémie du Covid-19, j’ai profité de mon temps libre pour non seulement acquérir de nouvelles compétences à travers des formations en ligne, mais aussi et surtout en peaufinant mes stratégies, et en créant d’autres motifs et vêtements, d’ailleurs très bientôt nous officialiserons la sortie d’une nouvelle collection qui a été imaginée pendant cette même pandémie du covid-19.

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