L’équipementier de télécoms finlandais Nokia a annoncé, lundi, la suppression de 1 233 emplois de sa filiale Alcatel-Lucent, soit un tiers des effectifs de cette entreprise en France. Bercy a demandé à l’entreprise de revoir son plan social. 

Nokia a annoncé aujourd’hui son désir de se séparer d’un tiers de ses effectifs en France. Et ce via un communiqué de sa filiale Alcatel-Lucent. 

L’équipementier prévoit supprimer 402 postes à Lannion (Côtes-d’Armor) et 831 à Nozay (Essonne), ont précisé à l’AFP Bernard Trémulot (CFDT) et Frédéric Aussedat (CFE-CGC), à l’issue d’un comité social et économique (CSE) central. 

Cependant Bercy annonce “ne pas se laisser faire”

En effet elle a demandé à Nokia d’améliorer “très significativement” son projet de réorganisation de ses activités en France.

L’intersyndicale CFDT, CFE-CGC, CGT et CFTC d’Alcatel-Lucent, s’est dite lundi prête à “se bagarrer” pour sauver les emplois. “Aujourd’hui, la question, c’est la bagarre pour contrecarrer ce plan”, a déclaré Bernard Trémulot de la CFDT.

Ainsi, dans le communiqué le groupe précise que les emplois supprimés vont concerner des postes de recherche et développement (R&D), ainsi que des fonctions support, selon la direction et les syndicats.

Ces suppressions de postes s’inscrivent “dans le cadre d’un plan mondial de réduction des coûts” lancé fin 2018, indique Nokia, qui veut “intensifier ses efforts pour améliorer sa compétitivité et garantir sa performance à long terme”, “dans un contexte de marché où la pression sur les coûts demeure très importante”. 

“L’objectif est d’accroitre l’efficacité opérationnelle, d’améliorer la productivité et de gagner en agilité en matière de R&D, afin de renforcer la position concurrentielle et garantir la performance à long terme du groupe”, a indiqué Nokia. 

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