Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé le 06 août 2020 l’octroi d’un crédit et d’un don de l’Association internationale de développement (IDA) d’un montant global de 250 millions $ au Niger. Ces fonds visent à développer le capital humain du pays et atténuer les répercussions de la pandémie de COVID-19.

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« Le nouveau programme aidera le gouvernement à poursuivre les réformes engagées pour installer les conditions propices à une croissance soutenue et accélérée à moyen terme et remédier aux problèmes structurels majeurs liés aux profondes inégalités hommes-femmes et au faible taux d’accès à des infrastructures essentielles, souligne Joelle Dehasse, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le NigerCette opération a été recadrée en vue de renforcer des mesures qui viennent compléter les efforts déployés par les autorités pour atténuer l’impact de la pandémie de COVID-19. » 

En 2019, le Niger avait continué d’afficher des performances économiques robustes, à la faveur du dynamisme soutenu des secteurs primaire et tertiaire. La croissance du PIB réel s’était établie à 5,8 %, avec un taux de progression par habitant de 1,9 %. Depuis le mois de mars 2020, cependant, la pandémie de COVID-19 pèse lourdement sur l’économie nigérienne, principalement en raison de l’augmentation des dépenses de santé et des aides sociales en faveur des ménages vulnérables. Le développement économique et social du pays pâtit en outre gravement des retombées négatives de la pandémie sur les échanges commerciaux régionaux et internationaux ainsi que sur les investissements directs étrangers. 

« Cette série de financements à l’appui des politiques de développement soutient l’adoption de réformes qui permettront d’améliorer les moyens de subsistance de la population dans le contexte de la pandémie de COVID-19, explique Luc Razafimandimby, économiste senior à la Banque mondiale et chef d’équipe du projet. En plus d’apporter des solutions immédiates indispensables, le programme conserve sa vocation fondamentale à protéger l’avenir, ce qui contribuera aussi à jeter les bases de la reprise post-COVID grâce des mesures qui se renforceront mutuellement. »   

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