Le ministère de l’Environnement, des forêts et du tourisme namibien projette mettre en place un nouveau programme de préservation des zones protégées de la Namibie. Au total, 36 % de son budget annuel seront consacrés à la préservation de la flore et de la faune des zones protégées.

« Entre fin 2018 et mai 2020, plus de 1790 présumés braconniers ont été arrêtés en Namibie. Le nombre de suspects arrêtés a doublé depuis le lancement de l’Unité anti-braconnage en 2016. En 2019, 45 rhinocéros ont été braconnés contre 74 en 2018. S’agissant des éléphants, 12 ont été braconnés en 2019 contre 27 en 2018 », a déclaré Pohamba Shiefeta, ministre namibien de l’Environnement.

Ces dernières statistiques publiées par l’autorité namibienne de l’environnement lèvent ainsi le voile sur l’état d’avancement de la préservation de la faune sauvage dans le pays. Selon Pohamba Shifeta, beaucoup reste encore à faire.

C’est dans ce contexte donc que 12 millions $ seront consacrés au renforcement des interventions stratégiques. 

« Les principaux objectifs et résultats du programme de préservation de la faune sauvage et des zones protégées seront d’accroître les revenus générés pour les communautés par la faune et les produits forestiers, de renforcer la gouvernance, de créer davantage d’emplois pour les communautés rurales et de leur fournir de la viande de gibier », a précisé le ministre.

Les communautés locales obtiendront par ailleurs un soutien pour atténuer les effets indésirables de la promiscuité avec les animaux sauvages.

Entre autres mesures prévues pour ce volet, la construction d’enclos pour le bétail à l’épreuve des prédateurs, de murs de protection autour des infrastructures hydrauliques, d’installations adéquates pour le stockage des céréales et d’abreuvoirs pour les animaux sauvages, tels que les éléphants.

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