Le président et le Premier ministre de transition maliens, Bah Ndaw et Moctar Ouane, ont été conduits dans la soirée du lundi 24 mai sous la contrainte par des soldats au camp militaire de Kati, près de Bamako.

Ce coup de force intervient après la formation d’un nouveau gouvernement. La communauté internationale exige la libération des dirigeants. 

« Ce qui se passe aujourd’hui est une photocopie du 18 août 2020 : les militaires veulent montrer une fois de plus aux autorités civiles que ce sont eux qui commandent », se désespère un habitant de la ville garnison. « Ils se sont accrochés au pouvoir. Comme ils n’ont pas obtenu ce qu’ils voulaient par la négociation, ils l’ont tenté par les armes », estime pour sa part un conseiller de la transition.

La communauté internationale proteste

Dans la foulée, la mission des Nations unies au Mali, la Communauté des États ouest-africains (Cedeao), l’Union africaine, la France, les États-Unis, le Royaume-Uni l’Allemagne et l’Union européenne ont affirmé via un communiqué commun « leur ferme soutien aux autorités de la transition ».

Ils ont rejeté par avance tout fait accompli, y compris une éventuelle démission forcée des dirigeants arrêtés. Le médiateur de la Cedeao, Goodluck Jonathan, est annoncé dès mardi à Bamako, a-t-on appris de sources diplomatiques.

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