Au Mali, un récent rapport des Nations unies transmis aux membres du Conseil de sécurité, accuse l’armée malienne de « crimes de guerre » et des groupes armés de « crimes contre l’humanité ».

Sans être la seule, l’armée malienne figure au premier rang des accusés de cette commission, qui estime avoir recueilli « des motifs raisonnables de croire » qu’elle a « commis des crimes de guerre », selon ce rapport de près de 350 pages, qui prône la création d’une Cour spécialisée dans les crimes internationaux.

Dans ce rapport, l’ONU détaille chronologiquement quelque 140 cas où des crimes ont été commis, emblématiques d’exactions qui ont fait au total des milliers de victimes (morts, blessés, torturés, déplacés…), dont nous citerons quelques cas.

En 2012, les militaires maliens s’étaient emparés du pouvoir par un coup d’Etat censé enrayer la déroute de l’armée face aux rebelles indépendantistes et jihadistes dans le Nord, mais qui l’a en fait précipitée, plongeant le pays dans une crise qui se poursuit.

En 2012-2013, les forces de sécurité et de défense se sont rendues coupables d' »assassinats » visant « particulièrement les membres des communautés touareg et arabe », les associant aux rebelles indépendantistes et aux groupes jihadistes.

Le rapport cite notamment les meurtres de trois gendarmes touareg le 2 avril 2012, de 16 prêcheurs arabes le 9 septembre 2012 et d' »au moins 15″ personnes suspectées d’être membres d’un groupe jihadiste le 11 janvier 2013.

Après l’apparition en 2015 d’un groupe jihadiste emmené par le prédicateur peul Amadou Koufa, les Peuls du centre du Mali ont été victimes d’amalgames: « les assassinats commis par les forces armées maliennes ont de plus en plus visé les membres de (cette) communauté », selon les termes du document.

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