Au Mali, la cour d’assises de Bamako a ordonné la fin, sans verdict, du procès pour assassinats contre le général malien Amadou Sanogo, meneur d’un putsch en 2012 et brièvement chef de l’Etat, et une quinzaine de co-accusés.

La cour a invoqué une loi controversée adoptée en 2019 au nom de la réconciliation et offrant la possibilité de l’amnistie ou de la grâce aux auteurs de certains crimes perpétrés pendant la crise de 2012. Il a également invoqué un accord de dédommagement conclu entre l’Etat et les parties civiles.

Le tribunal a ainsi mis un terme à un procès qui n’aura cessé d’embarrasser le pouvoir malien, inquiet des dissensions qu’il pouvait susciter au sein d’une armée par ailleurs confrontée aux djihadistes, et de la comparution, parmi les accusés, d’un ministre de la Défense.

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