Former football player and candidate in Liberia’s presidential elections, George Weah poses during a photo session on September 25, 2017 in Paris. / AFP PHOTO / JOEL SAGET

Le président libérien George Weah a déclaré le viol “urgence nationale” et décrété de nouvelles mesures pour tenter d’enrayer le fléau, après une récente explosion des cas dans ce pays pauvre d’Afrique de l’Ouest.

Le Liberia est depuis quelques semaines le théâtre d’une mobilisation de citoyens et citoyennes face au viol, mais aussi de protestations contre l’inaction reprochée aux autorités.

Mardi, à l’ouverture d’une conférence nationale sur le sujet, le président Weah avait appelé à durcir la législation face à ce qu’il a qualifié d'”épidémie” de viols dans son pays.

«L’amélioration et le durcissement des lois en vigueur et des politiques de prévention et de lutte contre les violences sexuelles réduiront la fréquence des viols» et d’autres maux liés au genre, a affirmé M. Weah.

Il continue en ajoutant que le Liberia subit «une épidémie de viols à côté de la pandémie de coronavirus».

«Nous avons enregistré plus de 600 cas de viol entre juin et août», avait dit en fin août Margaret Taylor, directrice de l’ONG Women Empowerment Network œuvrant pour les droits et l’émancipation des femmes.

De plus, un rapport de 2016 des Nations unies faisait état de 803 affaires de viol l’année précédente à travers ce pays de quatre millions et demi de personnes et dénonçait l’absence de sanctions contre les auteurs, des hommes adultes connus de leurs victimes dans la grande majorité.

LAISSER UNE RÉPONSE

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez saisir votre nom ici