Avec trois candidats, le continent africain affiche plus que jamais sa détermination à diriger l’instance onusienne du commerce international,l’institution de Bretton Woods en proie à d’énormes défis en pleine crise économique mondiale.

C’est la première fois depuis la création de l’organisation en 1995, que le continent africain peut se targuer de peser autant dans un processus de désignation pour le poste d’une institution à portée mondiale.

Il s’agit de:

La Kenyane Amina Mohamed (59 ans)

Née le 5 octobre 1961 à Kakamega, Amina Mohamed a eu une longue carrière de diplomate avant de devenir ministre des Affaires étrangères, de l’Éducation et des Sports au cabinet du président Uhuru Kenyatta depuis 2013.

Elle a suivi une formation juridique à l’Université de Kiev, puis a rejoint le gouvernement kényan en tant que juriste en 1985. Elle a passé la décennie suivante dans les rangs des postes diplomatiques du Kenya, à Genève et au Conseil de sécurité des Nations unies.

Entre 2000 et 2006, elle a été ambassadrice et représentante permanente auprès de la mission diplomatique du Kenya à Genève et a présidé le Groupe africain à la Commission des droits de l’homme de l’OMC.

Elle a été la première femme à présider le Conseil général de l’OMC en 2005.

L’Égyptien Abdel Hamid Mamdouh (67 ans)

Hamid Mamdouh est avocat principal chez King & Spalding LLP et ancien directeur de la Division du commerce des services et de l’investissement de l’OMC. 

Auparavant, il était conseiller principal à la Division des services et secrétaire du Conseil du commerce des services de l’OMC depuis la création de l’OMC en 1995.

« Dans le cadre de l’Union africaine, les pays africains ont décidé en juillet 2019 que le prochain directeur général de l’OMC devrait être un Africain. C’est un sentiment fort », avait analysé à l’AFP le Suisso-Égyptien, premier Africain à avoir déclaré sa candidature.

La Nigérianne Ngozi Okonjo-Iweala (66 ans)

Elle est née le 13 juin 1954 au NIgéria, et est une femme politique du pays. Elle a été ancienne ministre des Finances du Nigeria.

Lire aussi: OMC: disqualification de Ngozi Okonjo-Iweala par le comité de gestion des candidatures de l’Union Africaine

Malgré une candidature plébicitée avec l’Union africaine, « la candidate du Nigeria gagne du terrain en Afrique », observe une source diplomatique.

Elle assure recevoir un « soutien énorme ». « Je suis sûre que l’Union africaine prendra une décision pour choisir et soutenir le candidat qui le mérite », a-t-elle déclaré aux médias à Genève au cours d’une visioconférence fin juin.

« J’espère que le directeur général de l’OMC sera élu avant tout en raison de son mérite. Et s’il s’agit ensuite d’une femme ou d’un Africain, c’est bien aussi »

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