Quand l’esprit se libère de toute sorte de contrainte, il produit du génie. La liberté de penser est aussi favorable et nécessaire que l’air ne l’est pour la vie. La liberté d’agir est toujours une traduction dans les faits et actes de la liberté de penser. Et la liberté de s’exprimer, est cette traduction par la parole de cette liberté de penser.

Si la liberté est l’expression de l’absence de toute forme de contrainte, et la réalisation de tous nos désirs, ne deviendrait elle pas tout simplement l’expression de l’aliénation, à nos passions et donc l’expression d’une autre forme d’esclavage ? Ou encore le lien entre la liberté de penser et de réfléchir, implique-t-il toujours, celle de s’exprimer et d’agir, dans cette élégance stylistique imposée par le concept le plus élaboré de la liberté.

Et dans ce cas, n’étant finalement qu’une catégorie, un concept, ses traductions ne devaient elles pas se soumettre par la force de la réflexion, à la diversité des traductions. Et surtout en la soumettant à la réflexion collective, la question essentielle ne serait-elle pas celle de savoir : Quelle place au déterminisme social dans l’exercice des libertés, notamment d’expression et d’action ? Les valeurs et normes sociales représentent –elles des contraintes ? Si importantes fussent-elles, générées par les valeurs morales, culturelles ou autres.

Ceux qui décrient les contraintes sociales, n’ont aucune idée, de ce que seraient leurs vies, et à quoi ressemblerait leur existence, dans l’anarchie, et de la difficulté qu’ils auraient à exercer leurs libertés individuelles. Au risque je dirais de l’érosion sociale, et la glissade vers le gouffre, je vous laisse le soin de deviner. Éclabousser l’opinion publique pour la détourner de l’essentiel tel pourrait être l’objectif recherché. Mais cet exercice au nom de libertés individuelles, ne doit aucunement virer au délire, ou à l’anarchie.

L’individu vivant en société doit prendre conscience, que les identités partagées, les us et coutumes, les normes représentent un patrimoine qu’il faut préserver, et que le respect des croyances, est une valeur sociale et humaine, à laquelle il faut se rattacher, pour garantir, l’harmonie et la paix. Les libertés individuelles sont certes un droit naturel, auxquels nous devons tous nous conformer, mais en aucun cas leur exercice, ne devrait non plus porter atteinte à la dignité humaine.

Nous serions partis un moment à la recherche de valeurs humaines perdues ‘pour reprendre l’expression de Proust’, ou égarées, et à notre sens, on les aurait retrouvées, sauf que ça n’est pas du goût de tout le monde. Notamment ceux qui baignent dans l’hypocrisie sociale. Loin de s’apparenter à un quelconque populisme, notre démarche, notre quête de la vérité devraient être classées dans le chapitre ” la noblesse de l’âme”.

La même question se poserait quant aux limites de l’exercice des libertés politiques au nom de la démocratie, en rapport avec ce qui se passe dans l’enceinte de l’édifice, de ce lieu de culte de la démocratie ?

Erigée au rang d’icône de la contestation du pouvoir né pourtant des entrailles d’une révolution, qui aurait certes trébuché, mais dont la dynamique reste en marche. Dresser le portrait d’une héroïne anti héros, qui au mépris de la sagesse populaire, fascine les plus belle plumes, n’est pas une tâche aisée.

Où la placer, en explorant les liens profonds indicibles entre les leviers de la révolution, et la fuite en avant depuis 2014, nous ne pouvons-nous départir de l’esprit et des principes d’une révolution qui aurait mal tourné mais dont les rappels à l’ordre des activistes de tous bords qui sauront remettre cette locomotive sur les rails et l’orienter vers le droit chemin. Où la situer, celle qui au nom de l’exercice et au nom des libertés politiques, permises pourtant par la démocratie, s’insurge contre l’établissement de ce nouvel ordre économique et social. L’hypocrisie politique en toute sa splendeur. Le tandem tant démenti est entrain de briller de son insolence.

Mais gardons en mémoire, et ce pour notre réconfort, que ce sont les forces contradictoires qui parfois permettent de progresser. Loin d’une mécanique ou voire d’une dialectique, l’orthodoxie des analyses notamment historiques, commande une réflexion qui devrait aller au-delà des constatations simplistes, pour conclure à l’échec de telles démarches, sinon à leur caractère conjoncturel.

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