La société de biotechnologies américaine Moderna, en tête dans la course mondiale pour un vaccin contre le coronavirus, a récemment présenté les résultats définitifs de la première phase de ses essais cliniques.

D’après la société, les résultats ont été très encourageants. Ce qui a poussé l’équipe a annoncer qu’elle entrerait dans la phase finale de ses essais le 27 juillet.

En clair, Moderna va tester l’efficacité de son vaccin dans des conditions réelles, et à plus large échelle (30 000 volontaires seront suivis sur deux ans).

Selon l’article publié mardi, les 45 participants ont été divisés en trois groupes de 15, auxquels des doses de 25 microgrammes, 100 microgrammes et 250 microgrammes ont été administrées. Ils ont reçu une deuxième dose, dans les mêmes quantités, 28 jours plus tard. Sauf pour trois participants ayant développé, suite à la première injection, des rougeurs sur les deux jambes pour l’un, et des symptômes du Covid-19 pour les autres. Plus de la moitié des participants ont expérimenté des effets secondaires légers ou modérés, considéré comme normaux, tels que de la fatigue, des frissons, maux de tête et douleur là où le vaccin a été injecté. 

Après la première administration, il a été constaté que les niveaux d’anticorps étaient plus élevés avec les doses plus fortes. Après la seconde, les participants avaient de plus hauts niveaux d’anticorps que la plupart des patients ayant eu le Covid-19 et ayant généré leurs propres anticorps. Les tests de dépistages du Covid-19 se sont révélés négatifs pour tous. Des résultats encourageants selon la communauté scientifique, qui attend désormais les conclusions de la phase 2 des essais cliniques de Moderna, débutée début mai sur un panel de 600 personnes.

La phase 3 de l’essai, lancée à la fin du mois, fera donc appel à 30.000 volontaires aux Etats-Unis. La moitié d’entre elles recevront une dose de 100 microgrammes, les autres un placebo. Les chercheurs suivront ensuite chaque personne pendant deux ans, pour déterminer si elles sont protégées contre une infection par le SARS-CoV-2. Ou, si elles sont malgré tout infectées, si le vaccin peut freiner voire empêcher la progression de la maladie. Le vaccin pourra être considéré même si des symptômes sont constatés comme un succès, à partir du moment où il empêche les cas graves de Covid-19.

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