Évariste Ndashyimiye président du Burundi

Le gouvernement burundais par la voix du président du Sénat, Reverien Ndikuriyo, exige une demande de pardon et de compensation financière – de l’ordre de 43 milliards $ (environ 36 milliards d’euros) – pour les torts causés par les colons allemands et belges durant la période allant de 1896 à 1962, a rapporté vendredi l’agence de presse économique Bloomberg.

Le Burundi a exprimé le souhait à ce que Berlin et Bruxelles restituent des archives et des objets “volés” au cours de la même période, a indiqué jeudi M. Ndikuriyo devant les sénateurs réunis dans la nouvelle capitale politique du pays, Gitega (centre).

En effet, le territoire burundais était tombé sous domination allemande après le traité de Kiganda signé en 1903 entre les colons et le roi Mwezi Gisabo. Plusieurs torts avaient été causés par les colons tels que l’attribution des identités ethniques distinctes entre Hutu et Tutsi, en 1931, sous le règne du roi des Belges, Albert 1er.

Les autorités burundaises réclament ces compensations en invoquant les “travaux forcés, les peines cruelles, inhumaines et dégradantes”, comme le fouet et la prison, infligés à la population pendant la période coloniale.

En outre, le Burundi demande également la restitution des archives et objets volés entre 1899 à 1916, fait savoir l’agence américaine Bloomberg qui livre l’information

De 1899 à 1916, le Burundi est sous l’emprise du colonisateur allemand. Entre 1919 jusqu’au moment où il accède à l’indépendance en 1962, le Burundi est sous le protectorat de la Belgique.

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